VaL Scorp Touriste Littéraire


Inscrit le : 20 Jan 2008 Messages : 19
| Sujet: Votez pour classer les textes du concours Vers à Lyre n3! Jeu 20 Mar - 20:17 | |
| Voici venu le moment de voter !!
Nous avons reçu donc en tout 12 textes. Bravo à tous les auteurs ! Il s'agit maintenant de les départager et de déterminer le ou lesquels seront publié(s).
Afin de vous aider voici quelques exemples de critères : - respect du thème : "obscurité" - respect de la contrainte : "la ballade" - régularité et musicalité des vers - richesse des rimes, du vocabulaire - originalité Bien sur, le texte doit tout d'abord vous plaire ou vous toucher particulièrement !! 
Prenez le temps de bien lire chaque texte à tête reposée et non à toute vitesse afin d’être efficace dans votre vote et n'oubliez pas que vous pourrez toujours changer votre vote jusqu’au 20 avril 2008 en m'envoyant un MP.
Pour voter : Poster ici, dans ce sujet, à la suite de mon message pour dire « je vote pour le texte n° ## »… N’envoyez de MP que pour corriger un vote déjà donné.
PS : pour les membres de l'équipe VàL pensez que vous ne votez que sur le forum du mag . |
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VaL Scorp Touriste Littéraire


Inscrit le : 20 Jan 2008 Messages : 19
| Sujet: Re: Votez pour classer les textes du concours Vers à Lyre n3! Jeu 20 Mar - 20:19 | |
| Textes participants au concours Vers à Lyre n°3 (classés par longueur du vers et par ordre alphabétique) :
TEXTE 1 - Minuit éternel -
J'ai trouvé sur le sol, En plein milieu du bois, Une fée qui ne vole Et ne chantonne pas. Elle exauce les souhaits : J'ai demandé la paix.
Demandé que la nuit Se soumette à ma vue Et que passé minuit, Le temps ne coule plus. Le soleil disparaît : J'ai demandé la paix.
Longtemps j'ai profité De l'étoile et du ciel. Je me suis reposée Tout mon saoul, de plus belle ! Mais plus un jour ne naît : J'ai demandé la paix.
Prisonnier de mon vœux J'en ai perdu mes yeux : J'ai demandé la paix.
TEXTE 2 - L’angoisse de Psyché -
Le souffle de Zéphyr m’envole Au palais d’or tout enchanté Moi papillon je farandole En attendant mon bien aimé Cet inconnu mystérieux Qui vient à la lune nouvelle Me conter l’amour merveilleux Sait-il au moins, que je suis belle ?
Dans la pénombre de ma chambre Je calcule le moindre bruit L’imperceptible odeur d’ambre Qu’il diffuse quand vient la nuit C’est à peine si je l’entends Ses pas sont portés par des ailes Mes yeux sont clos quand il s’étend Sait-il au moins, que je suis belle ?
Est-il perfide créature ? Monstre hideux, disent certains Je doute fort car la luxure Est absente de ses desseins Cependant j’aimerai le voir Furtivement, à tire-d’aile Cet Éros au si beau pouvoir Sait-il au moins, que je suis belle ?
Miroir, mon bon miroir dis-moi Celui dont l’aura ensorcelle Dont la flèche transmet l’émoi Sait-il au moins, que je suis belle ?
TEXTE 3 - L'obscurité -
Lumière tu es fille de la nuit Quand l'obscurité persévère. Toi seule tu peux braver la suie Si je veux retrouver le clair. La guerre ne peut chasser la guerre, Seulement l'amour a ce pouvoir. Et sans lumière, pas de savoir ? L'obscurité ne peut partir, L'obscurité et la lumière N'ont rien à voir et à se dire.
Mes frères déposez vos récits Dans un lumineux ministère De peur qu'un jour ne soit fini L'objet de vos rimes naguère Écrites de si belle manière Il serait mal pour notre histoire Mais sans lumière comment vous voir Pour notre passion d'écrire L'obscurité et nos beaux vers N'ont rien à voir et à se dire.
Un poète un jour ébahit Dira d'un bibliothécaire Qu'il a trouvé dans un réduit Une poésie centenaire Que s'il n'y avait pas la lumière Il serait passé sans la voir Et sans lumière, comment savoir ? L'obscurité ne peut luire, L'obscurité et la lumière N'ont rien à voir et à se dire.
Car pour écrire et laisser voir Ce qu'il y a dans vos grimoires L'obscurité il faut la fuir Pour qu'un jour éclate l'histoire C'est la lumière qui doit jaillir
TEXTE 4 - La ballade de l'amour perdu dans l'ombre -
Quand le soleil a disparu Derrière la montagne bleue Les lampadaires dans la rue La fixent de leurs yeux vitreux. Elle va, dans le brouillard laiteux, La pluie mouille son visage, Et quelques larmes de ses yeux Mais elle avance avec courage.
Son bel amour a disparu Beau brun au regard ténébreux Dans les rues noires il s'est fondu En cet horrible jour pluvieux. Plus rien, depuis, n'est lumineux, Elle n'a plus ni désirs ni âge, Plus de couleurs au fond des yeux, Mais elle avance avec courage
Elle l'a longtemps attendu Dans cette impasse de banlieue, Mais il n'est jamais reparu Il devait avoir trouvé mieux. Elle fixe son regard anxieux Sur chaque ombre de passage Elle n'a plus ce rire joyeux Mais elle avance avec courage
Prince de son cœur malheureux Entends ce sinistre message Rends de la lumière à ce lieu, Avant qu'elle ne se décourage.
TEXTE 5 - Le messager des ombres -
Chantez, déesses, cette juste colère. Ce grand courroux terrible et olympien, Du dieu des flots, qui ébranle la Terre, Qui broie les nefs, et brise les marins. A Troie, le siège D’Ilion avait pris fin : La ville, pillée jusqu’à la dernière gemme. Chantez nous l’unique œil de Polyphème Crevé, percé par le fils d’Anticlée, Chantez au divin père le requiem De ce héros donnant l’obscurité.
Le roi d’Ithaque, égaré sur les mers- Que n’avait Chalcas prédit ce destin- Ne devait voir les rivages de ses pères Qu’après bien des tourments, bien des chagrins. Zeus avait condamné les achéens. Ulysse était maudit par l’anathème. On le disait habile. Son stratagème, Avait éteint Priam et sa cité. Chantez au tonnerre olympien le thème De ce héros donnant l’obscurité.
Fils de Laërte, tu conquis les enfers Cherchant pour Tirésias, ce bon devin. C’était Circé ton amante et sorcière Qui désirait te donner un chemin. Nausicaa princesse des Phéaciens, T’accueillie nue, te fis don d’une trirème. Dans ton palais et parmi ceux qui t’aiment, Argos, seul, vit le maître qui rentrait. Chantez la mort du chien heureux et blême De ce héros donnant l’obscurité.
Déesses, célébrez nous Théoclymène, Et la fin des prétendants. Ce harem Dont Pénélope était la désirée. Traqués, ils périrent par la main même De ce héros donnant l’obscurité.
TEXTE 6 - Mon noir firmament -
L'obscurité comme sauf-conduit, Planant, chauve-souris éphémère, Mon esprit que rien ne séduit Aspire aux ténèbres des la terre. Le ciel est comme un grand puits Une lourde chape de néant Tout ce qui m'entoure est réduit A un confus bourdonnement.
Hommes, rampant aux destins détruit, Vermisseaux, sans joie, sans mystère, Se levant uniquement au bruit Du claquement des armes de guerre Où donc cela nous conduit ? Planète pollué, monde violent, Tout ce qui m'entoure est réduit A un confus bourdonnement.
Étoiles éteintes, plus rien ne luit, Meurent les fleurs, se fane le lierre. Éternellement sera la nuit Le monde deviendra un cimetière. Avenir sans air, arbres sans fruit. Cieux de sang orient occident Tout ce qui m'entoure est réduit A un confus bourdonnement.
L'espoir s'envole et le temps fuit Mais, Belle ! qui blesse obstinément Mon cœur meurtri et éconduit, Restera mon noir firmament.
TEXTE 7 - Lueur Sombre -
Seule dans la nuit de ma vie Aveugle depuis ta sortie Les ténèbres hantent mon coeur Dans le tien, plus de place, d'envie Las de cette routine, tu as fui Amputée de notre bonheur Deux astres éteints brillent parfois De ces larmes où je me noie.
Femme de l'Ombre, je survie L'absence de l'autre me poursuie Réapprendre à faire confiance Se détacher de cette méfiance Enlever le panneau : seule En finir avec ce deuil Stopper les fantômes de la nuit Tout a une fin, le noir aussi.
Pouvoir admirer les étoiles Faire un voeu devant cette toile Se consoler de cet échec Papillon pris dans les lumières Finir brûler dans un bruit sec S'étouffer par manque d'air Terrible est la fin d'un amour Trouver la force de voir le jour.
Entrevoir enfin l'éclaircie La fin d'un sombre cauchemar Se réveiller et dire merci Rattraper tout ce retard.
TEXTE 8 - Obscur envers -
L'ombre sombre sans confusion, Soluble dans l'obscurité Elle progresse sans rayons Dans la profondeur des nuitées C'est l'ombre de l'humanité Silhouette sombre et sans vie Qui pèse sur les destinées... L'envers de l'Homme le trahit
Ses tâches sont sans horizon: Éclaboussures désolées Des passions mortes sans raison Sur l'espérance désertée En masses noires sans beauté, Les âmes vendues à bas prix Sont celles d'Amours naufragées... L'envers de l'Homme le trahit
Détresse sans résolution, L'Homme boit son obscurité Jusqu'à la lie et sans passion Tandis que l'ombre est rapportée L'envers obscur sans liberté L'entraîne au fond malgré lui En coulisses, sous la clarté, L'envers de l'Homme le trahit
Sans limites de destinée L'envers de l'Homme le détruit En feu qui couve, carbonisé, L'envers de l'Homme le trahit
TEXTE 9 - Rendez-moi la lumière ! -
Obscurité! Se noient l’âme et le cœur A corps perdu dans une nuit profonde Mort le soleil, car l’ombre du malheur Étend les bras dans une ronde immonde Et en écho à mes cris ne répondent Que les démons des mots dits autrefois Au grand soleil. Il faisait noir parfois Mais ce n’était qu’une nuit passagère Et le matin se posait sur les toits Oh s’il vous plaît, rendez-moi la lumière
Obscurité ! A l’envers du bonheur Le noir chagrin scande toute seconde. En tâtonnant dans leur visqueuse peur S’accrochent à moi des nuits immondes, Me poursuivant d’une infernale ronde. Le jour est mort, hurlent toutes les voix, Mort pour toujours. Il ne reste que toi Pour cheminer sur nos sentiers de terre Pour dans nos nuits égratigner tes doigts. Oh s’il vous plaît, rendez-moi la lumière
Obscurité ! Dans ce noir où j’ai peur Je vais, heurtant les parois de ce monde Cherchant en vain cette ultime lueur D’un vrai bonheur, d’une joie si profonde Que quelque part une voix me réponde Qu’elle fasse fuir comme biche aux abois Remords, regrets pour qu’enfin ils se noient Que je sois libre, que je sois éphémère Et puis m’envole dans un jour qui flamboie Oh, s’il vous plaît, rendez moi la lumière.
Oh vous, qui près de moi hantez les bois Ombres impassibles. Tous les jours qui se noient Font de ma nuit une nuit mensongère. Ouvrez mes yeux, enlevez moi ce poids. Oh s’il vous plaît, rendez-moi la lumière
TEXTE 10 - Sans titre -
Obscurité viens Je t'attends... Les verres pour les vers sont cuvés Je bois et ainsi va le temps va le temps ma plume déjà épuisée est bien moins ardente qu'avant douce lueur viens m'apaiser que mes mots fusent à présent toi aide-moi à exister
ta présence me rend ardent mes sens en sont si excités je me sens tellement vaillant j irai contre vent et marée je crierai fort tout simplement à tous ces esprits mal menés qui préfèrent la journée pourtant toi aide-moi à exister
viens à moi je suis impatient... Je veux là te voir arriver Prends-moi dans tes bras doucement cette journée m'a tant épuisé Je suis lassé de mouvements lassé de voir le jour percé je te mérite maintenant toi aide-moi à exister
mon diamant viens expressément ne t'ai-je pas assez crié ? soit ! je t implore de tout mon sang toi aide-moi à exister
TEXTE 11 - Traces -
L’ombre recouvre toute chose, Les murs profondément respirent Ces odeurs que la nuit inspirent Ces corps à la peau douce et rose Qui demain sur des routes insipides Oublieront jusqu’à la moindre trace De ces heures en tout point exquises Celles qui jamais ne durent hélas
Ma main est posée sur ta hanche Mes yeux te cherchent dans cette nuit Qui en tout point nous sera blanche Couleur de nos sens insoumis Quand autour ne règnera que noirceur Quand les autres reposeront leur corps las Nous profiterons de ces terribles douceurs Celles qui jamais ne durent hélas
Jusqu’au bout de cette parenthèse Noire pour ceux qui en rien ne croient Je veux ouïr tes soupirs d’aise Et les graver profond en moi Je veux t’aimer à n’en plus pouvoir Entre tes bras atteindre grâce D’impossibles promesses croire Celles qui jamais ne durent hélas
Mon cœur jusqu’au lever du jour Prenons le temps de laisser des traces Sur nos peaux de ces preuves d’amour Celles qui jamais ne durent hélas
TEXTE 12 - Idées noires -
Une horloge résonne à coups sourds et profonds. C’est l’heure des secrets, des peurs surnaturelles, L’heure où les ombres jouent entre les sombres troncs Où naissent les phobies ; c’est l’heure irrationnelle. Occultez nos plafonds de vos centaines d’ailes, Rêves noirs et hideux ! Attisez nos douleurs, Obscurcissez nos murs de folies démentielles, Peuplez notre sommeil de vos mondes d’horreurs ! Nourrissez-vous au sein de nos pires terreurs, Pendez-vous aux recoins de nos pauvres esprits, Recouvrez nos désirs, vampirisez nos cœurs, Volez en ces lieux noirs, jolies chauves-souris !
Volez dans le désert de nos crânes livides ! Cognez-vous aux parois de nos tristes cerveaux, Frôlez dans votre envol nos envies trop timides, Emplissez nos tympans de vos stridents échos, Enfermez le bonheur dans vos obscurs cachots, Endormez nos espoirs, réveillez nos souffrances, Tirez des cauchemars de vos sombres caveaux, Insinuez en notre âme une folle démence, Parasitez nos songes de votre présence, Transformez nos désirs en marais infinis, En jungle impénétrable, en cloaques immenses, Volez en ces lieux noirs, jolies chauves-souris !
Tournez et dansez dans une ronde infernale, Assourdissez nos cœurs, caquetant diablotins, Et déchaînez en nous, macabre bacchanale, Un cortège de spectres, d’immondes lutins, De monstres, de démons aux terrifiants venins, D’épouvantails couverts d’abjectes pestilences, Qui crie et geint et grouille en un râle inhumain Perçant nos cœurs serrés de leur froide violence, Et un vol d’oiseaux noirs, énormes et malsains, Pareils à des ignobles papillons de nuit, Survolant l’horrible ost en un nuage indistinct, Volant en ces lieux noirs tels des chauves-souris !
Princesses, réveillez ces songes oubliés ! Quittez vos trous, vos creux et vos antres, sortez ! Jaillissez des plafonds, des murs, des cagibis, Repeuplez nos esprits de votre obscurité ! Hors des sombres placards et de dessous les lits, Volez en ces lieux noirs, jolies chauves-souris ! |
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Bratafl Modérateur Lycanthrope


  Age : 18 Inscrit le : 11 Juin 2007 Messages : 189
| Sujet: Re: Votez pour classer les textes du concours Vers à Lyre n3! Lun 14 Avr - 18:43 | |
| j'hésite entre trois, mais je choisis le Texte 1 _________________
 l'envie engendre le désir. Le désir, si non perçu, engendre la tristesse, la frustration et la colère. |
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